VOS ELUS COMMUNISTES
cellule pcf de Grand Quevilly: prochaine réunion des adhérents et sympathisants le lundi 14 Novembre 2011à 18 Heures Au BAIN DOUCHE à Grand Quevilly
Distribution de tracts : le 2 octobre et le 20 novembre
boittage journal AGIR fin Octobre
date prochain conseil municipal : 24 OCTOBRE A 18 Heures
MANIFESTATION LE 11 OCTOBRE A ROUEN
RDV A 10H30 PLACE CAUCHOISE
PASSAGE DEVANT BANQUE DE FRANCE
PUIS RUE JEANNE D'ARC (REBAPTISE RUE DES BANQUES)
PARIS, 8 novembre 2011 (AFP)
Le PCF a déploré mardi les "tractations de couloirs" entre PS et EELV
sur la question énergétique, jugeant qu'il valait mieux "un grand
débat public" sur ces enjeux "permettant aux citoyens et aux salariés
d'en être partie prenante".
"Des tractations sont en cours, entre le Parti socialiste et Europe-Ecologie
Les Verts visant à attribuer quelques postes de député à ces derniers
sur la base de la fermeture d'unités de production nucléaire ou l'arrêt
du chantier de l'EPR de Flamanville", estime le PCF dans un communiqué,
alors que le bras de fer s'intensifie entre socialistes et écologistes.
"Les communistes n'ont pas l'intention de laisser les batailles politiciennes
guider la politique énergétique de la France", souligne-t-il.
Le PCF rappelle que le Front de gauche (PCF-Parti de gauche) propose
"un grand débat public sur les enjeux énergétiques permettant aux citoyens
et aux salariés d'en être partie prenante".
Un compromis trouvé entre un PCF plutôt pro-atome et le Parti de gauche
de Jean-Luc Mélenchon, favorable à la sortie du nucléaire.
Pour les communistes, "en aucune façon, la politique énergétique de la
gauche pour la France et l'Europe ne peut s'affranchir des enjeux énergétiques
planétaires tels que le droit à l'énergie pour tous à un prix abordable,
le réchauffement climatique, l'épuisement des ressources, le développement de
la recherche".
"La gravité de la situation qui peut mettre en péril l'avenir de notre planète
et de l'humanité mérite l'examen de réponses pertinentes et réalistes sans
exclusive.
Ce débat ne peut se satisfaire de tractations de couloirs", conclut-il.
Communiqué de la section du Parti Communiste Français de Dieppe et son agglo
La politique énergétique de la France et l’EPR de Penly ne peuvent être pris en otage par les manœuvres et les combinaisons politiciennes dans la perspective des élections de 2012. Les conséquences de la fermeture précipitée de quatre centrales nucléaires en Allemagne doivent alerter les Français et les décideurs : augmentation des factures d’électricité, recours accru aux centrales thermiques (charbon et fioul), difficultés pour certaines industries à s’approvisionner en énergie et donc difficultés à fonctionner. La production d’énergie nucléaire, incluse dans un mix-énergétique intelligent et dans le cadre d’un service public, est plus que compatible avec le besoin d’engager un plan d’amélioration de l’isolation des bâtiments. Elle répond au défi environnemental-social-économique :
- réduction des émissions de gaz à effet de serre conformément à l’engagement de notre pays dans le protocole de Kyoto et le Grenelle de l’environnement afin de lutter contre le réchauffement climatique
- capacité à produire de l’électricité en quantité et en qualité suffisante pour répondre aux besoins domestiques et professionnels, à un coût qui ne vienne pas aggraver la précarité énergétique dont souffrent des millions de nos concitoyens
L’EPR de Penly bénéficiera du retour d’expérience de Flamanville et des audits de sûreté (en cours) sur l’ensemble du parc nucléaire français qui font suite à FUKUSHIMA. Il sera en phase avec la haute exigence de sécurité que nous partageons avec les citoyens, les élus et les salariés du nucléaire. Notre territoire et ses habitants entendent bénéficier du nouveau souffle que représentent le chantier et l’exploitation en termes de formation, d’emplois et de dynamisation de la vie locale. Les collectivités et les entreprises locales, qui travaillent déjà à l’arrivée de l’EPR, ne peuvent supporter plus longtemps l’incertitude qui plane et qui les handicape dans l’anticipation des différents besoins. Les revirements opportunistes ne doivent pas l’emporter contre l’intérêt général et la raison.
La section PCF de DIEPPE
Les tarifs immobiliers atteignent des sommets historiques à Paris. Les loyers poursuivent leur flambée. A contrario, les Français s’appauvrissent.
A chaque étude, la même rengaine. Les prix du logement ancien à Paris ont explosé au deuxième trimestre. Selon un rapport de la Chambre des notaires de Paris publié ce jeudi, le prix moyen du mètre carré culmine à 8.150 euros. Un record en hausse avec +22,5% sur an. Des chiffres qui rendent caduques, les raisons de l’aménagement l’abattement fiscal sur les plus-values immobilières des résidences secondaires dans le cadre du plan de rigueur. Ce mardi, députés de la majorité et gouvernement s’entendaient pour un report de l’exonération totale, de 15 à 30 ans et une réduction de l’abattement fiscal de 10% à 5%. Précédemment, le 24 août, le plan dévoilé par le premier ministre François Fillon prônait une suppression pure et simple. Les motifs évoqués étant la crainte de « déstabiliser le marché » et encourager « la hausse des prix ».
En vingt ans, jamais une progression des prix n’a été aussi spectaculaire note l’étude. Les experts du secteur se veulent cependant rassurant. D’aucuns de promettre une stabilisation. A l’optimisme béat se mêle les projections douteuses. « Les prix, y compris à Paris, amorcent une baisse, pour l’instant, légère, comme nos avants-contrats en témoignent » explique Christian Lefebvre, président de la Chambre des notaires. Dans leur étude, les notaires estiment improbable l’explosion d’une « bulle immobilière ».
Toutefois, d’après les promesses de ventes déjà enregistrées, septembre devrait atteindre un nouveau pic record avec un prix moyen du mètre carré de 8.648 euros. Côté loyers, l’observatoire Clameur annonçait ce mardi une hausse moyenne de 0,9% en France des loyers dans le parc privé pour l’année. L’automne traditionnellement propice à des hausses de loyers du fait notamment de l’arrivée des étudiants sur le marché devrait achever l’année 2011 avec une inflation de 1,8 à 2%. En dix ans, les prix des loyers ont augmenté de 24% quand celui de l’immobilier a bondit à hauteur de 109%. Paradoxalement, le pouvoir d’achat des Français s’amenuise. Dans une photographie parcellaire de la réalité sociale car datée de 2009 soit d’avant le contrecoup de la crise, l’INSEE déclare qu’un français sur 7 vit avec moins de 954 euros par mois. D’après l’Institut, le nombre de pauvres a augmenté de 400.000 entre 2008 et 2009. La France compterait au minimum 8,2 millions de pauvres soit 13,5% de la population.
Après l'appel à une journée de grève, le 27 septembre prochain, lancé par les syndicats du public pour protester contre les suppressions de postes dans l'Education nationale, la quasi totalité des syndicats des établissements privés sous contrat appellent, fait inédit, à rejoindre la mobilisation.
La Fep-CFDT, le Snec-CFTC, le Spelc, le SNPEFP-CGT et le Synep-CFE-CGC réclament "zéro retrait d'emploi pour la rentrée 2012" et appellent "tous les personnels des établissements d'enseignement privés à défendre leur avenir en participant à la journée du 27 septembre dans l'Education nationale et dans l'enseignement agricole", selon un communiqué commun.
Environ "1.350 suppressions d'emplois sont à nouveau envisagées (en 2012) pour l'enseignement privé", déplorent les syndicats. "Depuis 2008, plus de 5.000 emplois ont été retirés dans l'enseignement privé associé à l'Etat par la mise en oeuvre de la RGPP (révision générale des politiques publiques) alors que les prévisions d'effectifs sont fortement à la hausse", rappellent-ils. Ce chiffre de 5.000 postes supprimés tient compte des 1.433 postes enlevés à la rentrée 2011, a précisé Bruno Lamour, secrétaire général de la Fep-CFDT. "C'est exceptionnel que cinq organisations syndicales du privé lancent, de manière conjointe, un appel pour rejoindre les syndicats du public", a-t-il dit.
Le principe d'une grève conjointe dans le privé est dans l'air depuis fin août
Les suppressions de postes dans le privé, exclusivement d'enseignants, ont des conséquences "désastreuses", déplorent les fédérations. Elles "réduisent l'offre de formation" à cause de fermetures de classes et d'établissements "tout particulièrement en milieu rural", elles "dégradent les conditions de travail des élèves et des personnels", et elles rendent "impossible" la prise en charge des élèves les plus en difficulté ou en situation de handicap". Contrairement au public, tous les professeurs sont devant des élèves et ne sont pas détachés à d'autres fonctions, il n'y a pas de professeurs remplaçants et le privé peut basculer certains postes d'enseignants du primaire dans le secondaire. Le principe d'une grève conjointe dans le privé était dans l'air lorsque la Fep-CFDT, principale fédération dans le secteur, avait annoncé fin août qu'elle s'associait à la mobilisation du 27 septembre, mais il fallait attendre que l'accord de principe se concrétise. "Les souhaits que nous avons ne sont pas spécifiques à l'enseignement privé mais bien ceux qui préoccupent nos collègues du public: (...) l'Education nationale est mise à mal depuis quelques années par le gouvernement, dont la conséquence est qu'il n'y a plus de priorité accordée à l'éducation", avait alors fait valoir Bruno Lamour, secrétaire général de la Fep-CFDT.
80 000 postes supprimés durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy
Alors que douze millions d'élèves ont repris le chemin des classes, syndicats d'enseignants, chefs d'établissement et parents d'élèves de la FCPE (Fédération des conseils de parents d'élèves) dénoncent les conditions de travail dégradées. Pour le primaire, 1.500 classes sont supprimées, ce qui conduit à "plus d'élèves par classe" analyse le principal syndicat SNUipp-FSU. Même punition pour les collèges et lycées, 4.800 postes disparaissent alors que plusieurs dizaines de milliers d'élèves supplémentaires sont attendus.
Avec les suppressions prévues pour 2012, ce sont environ 80.000 postes qui auront disparu au sein de l'Education nationale durant le quinquennat 2007-2012, "une tendance qui va se poursuivre les quinze prochaines années, en raison de l'arrivée des enfants nés du baby-boom des années 2000", a précisé Daniel Robin, cosecrétaire du SNES-FSU dans l'Humanité du 5 septembre 2011.
Suppression de postes: l'enseignement privé propose une baisse des horaires. L'enseignement privé catholique juge impossible de nouvelles suppressions de postes d'enseignants en 2012 si celles-ci ne s'accompagnent pas de mesures telles que la réduction d'horaires en collège, a-t-on appris jeudi auprès des responsables bretons de l'enseignement catholique. "On ne peut pas aller au-delà" des suppressions de postes déjà pratiquées pour la rentrée 2011, a déclaré Martial Limouzin, président du comité académique de l'enseignement catholique en Bretagne, lors d'une conférence de presse de rentrée. Parmi les mesures proposées par l'enseignement catholique, la réduction d'une demi-heure ou d'une heure par semaine de l'enseignement en collège.
La Cnuced, organisme de l’ONU chargé des questions économiques et du développement, met en cause la baisse des dépenses publiques et affirme : « La meilleure stratégie pour réduire la dette publique consiste à promouvoir la croissance. »
C’est à un véritable réquisitoire à l’encontre des politiques d’austérité que se livre la Cnuced, la conférence des Nations unies pour le commerce et le développement dans son rapport 2011 publié hier et intitulé : « L’enjeu des politiques publiques d’après-crise dans l’économie mondiale ». L’organisme international indique « que passer d’une politique de relance à la rigueur budgétaire irait à l’encontre du but recherché, en particulier dans les pays les plus développés qui ont été durement touchés par la crise financière ». Dans un tel contexte, poursuit-il, « une politique d’austérité budgétaire pourrait freiner la croissance du PIB et des recettes budgétaires, et serait contre-productive sur le plan de l’assainissement budgétaire ».
Les rapporteurs, revenant sur les causes des « déséquilibres budgétaires », rappellent que ces derniers n’ont pas été « un élément moteur de la crise, mais plutôt une de ses conséquences ». C’est en effet la crise qui « a provoqué une importante détérioration des comptes du secteur public », « les opérations de sauvetage des institutions financières menées par les pouvoirs publics » ayant « contribué pour une grande part au déficit ».
L’argument de l’austérité balayé par la Cnuced
Le texte de la Cnuced balaie l’argument qui justifie l’austérité par la nécessité d’obtenir « la confiance des marchés financiers ». « Au vu du comportement irresponsable de nombreux acteurs du marché financier privé, affirme-t-il, (…) l’opinion publique et les décideurs ne devraient plus faire confiance à ces institutions, notamment les agences de notation. » « Dans la conjoncture actuelle, en déduit la Cnuced, les politiques de rigueur budgétaire adoptées par certains pays risquent fort d’avoir les mêmes effets néfastes » que dans un passé récent.
Dans un second texte, l’institution des Nations unies s’inquiète des conséquences de l’essoufflement de la reprise économique dans les pays développés. Elle constate que dans « l’Union européenne, les revenus salariaux restent très faibles, tout comme la demande intérieure. La crise de l’euro, la résurgence de graves tensions sur le marché obligataire au deuxième trimestre 2011 et la perspective de mesures d’austérité budgétaire se propageant dans toute l’Europe font qu’il est très probable que la zone euro continuera de freiner considérablement la croissance mondiale. De fait, les récentes baisses des marchés boursiers témoignent assez largement d’une détérioration des perspectives de croissance ».
ralentissement de la croissance en zone euro
L’office européen de statistiques Eurostat vient de donner de fait du crédit au diagnostic de la Cnuced en confirmant hier le ralentissement de la croissance au sein de la zone euro au deuxième trimestre 2011. Le PIB n’y a progressé que de 0,2 %, après + 0,8 % au premier trimestre. L’office note que parmi les composantes du PIB, la consommation des ménages a diminué de 0,2 %.
En contre-feu à ces analyses et réalités qui expliquent pour une part l’effondrement des Bourses mondiales ces derniers jours, et les attaques contre les valeurs bancaires, le ministre français de l’Économie, François Baroin, a déclaré, hier également, que la France n’est pas sous la menace d’une récession car le plan gouvernemental préserverait le « pilier croissance ». « Le moteur de l’économie française, c’est la consommation (…), nous protégeons ce pilier », a ajouté le ministre. En vérité, ce plan entend asseoir les deux tiers des nouveaux prélèvements sur les salariés et les familles et opère une nouvelle réduction des dépenses publiques de 2,5 milliards d’euros. Il s’agit bien d’un plan d’austérité.
Le débat sur les effets des politiques publiques restrictives n’est cependant pas cantonné à la zone euro. Le décrochement des Bourses est également dû aux craintes d’une nouvelle récession aux États-Unis. À ce propos, le président de la Banque mondiale, Robert Zoellick, a estimé hier que « les États-Unis et le monde » ne vont pas « retomber en récession (…), nous allons probablement continuer à voir une croissance lente, avec un fort taux de chômage ».
On baisse les dépenses publiques sous prétexte de lutter contre les déficits, en fait pour accroître les prélèvements privés, mais ceux-ci ne sont pas utilisés pour développer la croissance et l’emploi et, de ce fait, étouffent la croissance. La faiblesse de celle-ci, en retour, gonfle les déficits publics et relance la spéculation contre les titres de dette publique de la zone euro et contre les banques qui les détiennent. C’est ce qui arrive notamment à la Grèce et aux banques européennes qui ont dans leur portefeuille des titres grecs. Les politiques néolibérales se mordent ainsi la queue.
La semaine dernière, lors de la conférence des ambassadeurs, Nicolas Sarkozy a, paradoxalement, invité ses partenaires du G20 à engager des politiques à l’opposé de celle qu’il prône dans l’Hexagone. « Des politiques de rigueur au niveau mondial seraient pires que le mal, a-t-il déclaré. Elles menaceraient la reprise et risqueraient de nous replonger dans la récession. La réduction des déficits et des dettes, qui est indispensable, doit être graduelle et surtout crédible. » « Pour créer des emplois, il faut de la croissance… pour réduire les déficits et les dettes, il faut de la croissance », a-t-il insisté. Le chef de l’État a également préconisé une réforme du système monétaire international, notamment en introduisant le yuan chinois dans le panier de monnaies composant les droits de tirages spéciaux (DTS) du Fonds monétaire international (FMI). Mais il s’est bien gardé de mettre en cause l’hégémonie du dollar.
« La situation est gravissime. On est au cœur de la tourmente et les patrons des grandes banques sont muets. La crise a débuté il y a maintenant une quarantaine d’années. Elle a produit une accumulation de déficits publics qui sont liés à une insuffisance d’emplois, afin de sauvegarder la rentabilité des capitaux financiers. Ce qui a conduit à une inflation financière et à une déflation salariale, qui mènent à un endettement massif des ménages et des entreprises. Avec l’explosion de 2008, les États ont porté secours aux marchés financiers et aux banques en gonflant les dettes publiques. La nouveauté de la phase actuelle réside dans l’inquiétude dans la capacité des États à rembourser leur dette. Le seul moyen de sortir de ce cercle vicieux consiste à retourner au point de départ de la crise, en finançant massivement la création d’emplois.
Le sujet n’est plus de sauver les banques, mais que les banques changent. Elles sont des acteurs majeurs de l’économie. Ce sont elles qui financent les investissements et donc la création d’emplois. Aujourd’hui, elles refusent de financer un certain nombre d’investissements des PME, dès lors qu’elles estiment ne pas avoir un retour suffisant. Et lorsqu’elles prêtent, c’est souvent à des taux d’intérêt excessifs. Il faut remettre de la coopération entre les banques en s’appuyant sur les institutions publiques qui existent encore, en renationalisant les grandes banques comme la BNP pour que l’ensemble des intéressés de la société civile puissent s’appuyer sur des banques dont l’objectif est la création d’emplois. Cela inclut un profond changement de la Banque centrale européenne, avec notamment une création monétaire chargée non plus de soutenir à bout de bras les marchés financiers mais la création d’emplois dans la zone euro. »
L’Assemblée a voté hier le plan d’austérité de Fillon, moins les quelques mesures contestées par des lobbys trop puissants pour les épaules du gouvernement. Dans un même mouvement le Sénat italien approuvait une deuxième rude cure d’austérité.
Ce mercredi après midi fut chargé. Le plan de rigueur est passé bringuebalant, attaqué par sa droite. Deux niches fiscales qui devaient passer à la trappe ont finalement été maintenues : la TVA
réduite sur les tickets d’entrée des parcs d’attraction et l’exonération fiscale sur les plus values effectuées sur la revente des résidences secondaires ou locatives. Rien, bien entendu, sur les
mesures les plus injustes, comme la taxation des contrats sur les mutuelles.
Petit incident qui a émaillé les débats entre les députés porte-paroles des lobbys et le gouvernement, deux socialistes, et pas des moindres, ont voté pour ce plan. Le député PS Jérôme Cahuzac,
président de la commission des finances de l'Assemblée nationale, s’est « trompé de bouton » au moment du vote et a approuvé la rigueur. Et comme il avait été chargé par un certain François
Hollande de voter à sa place, ce sont deux voix PS qui ont approuvé le plan. Rien de déterminant toutefois, l’austérité a été votée à 163 voix contre 97. Le pseudo plan d’aide à la Grèce est
passé dans le même mouvement.
Si le plan porte sur 12 milliards en France, ce sont pas moins de 54 milliards d’euros que les Italiens vont devoir trouver. Et ils vont souffrir. Parmi les mesures les plus injustes, citons la
TVA qui augmente d’un point à 20 %, et l’âge légal de départ à la retraite des femmes travaillant dans le privé qui a été reporté… Tandis que les sénateurs votaient difficilement (165 voix
pour, 141 contre et trois abstentions), la police a fait usage de matraques et de gaz lacrymogène pour disperser des manifestants protestant contre ce projet devant le Sénat.
Ce jeudi matin, le gouvernement de Silvio Berlusconi a adopté en conseil des ministres le projet de loi constitutionnelle prévoyant l'introduction de la "règle d'or".
Chris Viehbacher vient d’annoncer ce 6 septembre un nouveau plan d’économies au sein du groupe sanofi de 2 milliards € d’ici 2015.
Il vient s’ajouter à celui en cours aujourd’hui qui se traduit par plusieurs milliers de suppressions d’emplois dans le monde (dont 4000 en France), par des fermetures de site, une pression sur les salaires et une détérioration des conditions de travail.
Avec ce nouveau plan ce sont de nouveaux sacrifices qui sont demandés aux salariés dans le seul but d’augmenter le niveau de dividendes versé aux actionnaires.
Le Directeur Général conformément aux orientations fixées par le conseil d’administration n’a qu’un objectif : augmenter la valeur pour l’actionnaire en portant le niveau de distribution des profits de 35% (ce qui est déjà beaucoup trop élevé) en 2010 à 50% au plus tard en 2015.
Avec cette stratégie, les investissements indispensables en Recherche et Développement interne, en Production pour répondre à notre mission au service des patients, vont être encore réduits.
Avec cette stratégie, combien de salariés vont être à nouveau confrontés à la perte de leur emploi ?
C’est insupportable.
A l’heure où la croissance est nulle, où le chômage explose, la Direction de sanofi n’a qu’une ambition, faire des économies en supprimant à nouveau des milliers d’emplois pour engraisser les actionnaires. Ces grands actionnaires sont des sangsues, qui ne vivent que de l’accaparement des richesses créées par le travail des salariés.
La CGT va dénoncer et combattre les effets néfastes de ce nouveau plan et en appelle au rassemblement le plus large.
La CGT interpelle également le pouvoir politique pour que soient enfin votées des lois pour limiter l’appropriation par une minorité des richesses créées par les salariés.
La CGT revendique des droits et pouvoirs pour les salariés et leurs représentants leur permettant d’intervenir dans la gestion des entreprises avec en premier lieu l’interdiction de plans de restructuration dans les entreprises qui réalisent des milliards de profits.
Coordination des syndicats CGT Sanofi Aventis
Paris, le 6 septembre 2011
La régie des transports veut donner 100 euros par mois aux cadres et agents de maîtrise qui acceptent de prendre la place des conducteurs grévistes. Les syndicats dénoncent l’atteinte au droit de grève et un risque pour les usagers.
En quelques jours, la RATP aura franchi les lignes rouges. Après le tramway de la honte chargé de ramener les Roms expulsés jusqu’à la gare, ce sont cette fois les grévistes qui sont la cible des nouvelles pratiques de l’entreprise publique. La RATP envisage d’offrir une prime de 100 euros par mois, soit 1 200 euros, à 150 cadres ou agents de maîtrise qui accepteraient « volontairement » de se former à la conduite des RER et du métro. Et ainsi de remplacer au pied levé les conducteurs grévistes, quel que soit le nombre de jours de « remplacement ». Le but de ce « projet », avancé par la régie, qui consisterait à « officialiser une pratique utile à la cohésion sociale et à la bonne compréhension des règles complexes de l’exploitation ferroviaire », ne trompe pas les syndicats.
« 84 cadres actuellement en formation »
«Le stade des discussions doit déjà être dépassé », explique Jean-Christophe Duprat, du syndicat SUD, dans le Figaro. En effet, « 84 cadres, sur les 150 volontaires espérés par la direction, sont actuellement en formation », affirme-t-il. Même son de cloche à la CGT : « Depuis la grève de 2009, beaucoup de cadres sont formés et les nouveaux agents de maîtrise ont un contrat de travail qui rend cette disposition obligatoire. Ce n’est même plus du volontariat », dénonce Catherine Machette, déléguée d’établissement. Selon la conductrice du RER A, la direction avoue qu’elle n’utilisera ces néophytes qu’en cas de grève uniquement.
« C’est une mesure discriminatoire car il s’agit de remplacer un gréviste qui va perdre de l’argent par un cadre volontaire qui, lui, va en gagner ! » note Pascal Lepetit, de SUD RATP. « Il est particulièrement choquant de constater que l’argent est absent pour les revendications salariales, sociales ou pour l’emploi mais qu’il soit possible de financer un tel projet », s’insurge la CGT RATP dans son communiqué.
Pour le syndicat SUD, cette attaque dessine les prémices d’une année sociale soutenue. « Si la direction commence à s’organiser pour faire face à la grève, c’est qu’elle anticipe des conflits sociaux. On peut imaginer par exemple qu’elle entende revenir prochainement sur les accords de réduction du temps de travail », anticipe Jean-Christophe Duprat.
Outre l’atteinte au droit de grève, les syndicats s’inquiètent du risque pour les usagers. « Aujourd’hui, un conducteur de RER doit avoir travaillé dix ans dans le métro et effectuer une formation de soixante jours alors que le cadre, lui, a seulement vingt-huit jours de formation, s’alarme Catherine Machette. C’est un métier, on ne s’improvise pas conducteur de RER ! » Pour sa défense, la direction précise que les cadres ou agents de maîtrise volontaires devront avoir leur habilitation à la conduite, renouvelée tous les six mois, comme c’est le cas de tous les conducteurs. Mais la syndicaliste de la CGT a franchement des doutes sur le sérieux de ce nouveau permis de conduire. « Nous n’avons toujours aucune information sur le contenu de la formation et de l’examen », relève-t-elle.
Service minimum : effets pervers. Depuis 2008, la RATP comme la SNCF ont mis en place un service minimum en période de grève « de 50 % ou 25 % par réseau », et une information aux voyageurs « quarante-huit heures, puis vingt-quatre heures » avant un conflit. Les salariés sont eux contraints de déclarer leur préavis de grève individuellement quarante-huit heures à l’avance. En 2009, après plus de deux semaines de conflit à la RATP marqué par l’inflexibilité de la direction, le secrétaire général de l’Élysée, Claude Guéant, avait alors déclaré que l’application de la loi sur le service minimum n’était pas « satisfaisante ».
Le plan d’austérité présenté dans l’urgence par Fillon est attaqué de partout dans son camp. Preuve s’il en est besoin de l’absence de concertation qui règne au gouvernement et de la puissance des lobbys.
Les parlementaires sont réunis aujourd’hui jusqu’à mercredi en session extraordinaire pour discuter du projet de loi de finances rectificative proposé par Fillon. Et ce projet est attaqué de toutes parts, notamment par la majorité. Soumis aux pressions de leurs intérêts et lobbys locaux, les députés UMP s’insurgent chacun contre leur petite mesure. Dernier en date, Le maire de Nice Christian Estrosi qui s’oppose avec virulence à la taxe de 2% sur les nuits passées en hôtels de luxe. Son répondeur doit déborder de messages des patrons de palaces de la Côte d’Azur et il s’est fait leur porte-parole à l’Assemblée. Ironie, cette taxe devait remplacer celle sur les celle sur les parcs d’attraction à thème, elle pourfendue par Jean Pierre Raffarin, lui-même élu de la Vienne qui accueille le Futuroscope.
Autre point de friction, la fin de l’exonération fiscale sur les plus-values immobilières effectuées sur la revente des résidences secondaires ou locative après 15 ans. Le lobby des agents immobiliers râle, et trouve facilement un écho du côté des nombreux députés concernés. La mesure, qui devait à l’origine être appliquée dès le 25 août, est repoussée au 1er février. Elle est aussi sérieusement allégée. L’exonération totale est maintenue mais après 30 ans, il ya en outre 2% d'abattement sur la plus-value entre 5 et 15 ans, 3% entre 15 et 25 ans et enfin 10% les cinq dernières années.
Optimiste, François Fillon a annoncé ce mardi : "Un accord a été trouvé sur tous les points, qui me convient parfaitement. " Avant d’insister : "Je demande que chacun assume cet accord". Le vote devrait avoir lieu mercredi après midi.
La direction communiste appelle à « amplifier l’entrée en campagne du Front de gauche », en organisant débats et mobilisations pour relancer le débat à gauche sur l’alternative à la crise et à l’austérité.
Une rentrée sous le signe de l’action. Pas question de se résigner « aux fausses solutions » à la crise « présentées comme inéluctables », a déclaré devant le conseil national du PCF, son rapporteur, Olivier Dartigolles. La direction communiste, réunie ce week-end à Paris, entend déployer une intense campagne avec le Front de gauche, pour « impulser une dynamique à l’ensemble de la gauche qui se fixe l’objectif de rompre avec les politiques d’austérité », et de mettre en échec la « règle d’or » budgétaire. « Jamais le sarkozysme n’a été à ce point impopulaire. L’attente d’en finir et de passer à autre chose est grande », estime Olivier Dartigolles. Quant aux « demi-mesures sociales-libérales », elles « apparaissent un peu comme la voiture-balai des politiques de casse sociale ». Les communistes en sont convaincus, « sans sous-estimer les obstacles et les difficultés », il existe « des potentialités exceptionnelles » dans l’opinion « pour faire émerger un mouvement d’idées et d’actions majoritaires pour faire autrement ». En témoignent les multiples résistances dans le pays, la journée syndicale d’action prévue le 11 octobre, ou encore les 250 000 signatures recueillies cet été par la pétition du PCF contre la vie chère.
C’est pour construire un débouché politique à ces luttes porteur d’une « autre ambition à gauche » que le conseil national appelle à « amplifier l’entrée en campagne du Front de gauche », en développant « sur tous les terrains, des mobilisations contre l’austérité et le débat pour une alternative à gauche ». La direction communiste propose ainsi la création d’« assemblées citoyennes » et la tenue de « débats publics partout dans le pays » sur les solutions à la crise. Une campagne qu’appuiera l’édition d’une plaquette d’une dizaine de fiches pédagogiques expliquant les causes de la crise et les propositions des communistes. Et dès la Fête de l’Humanité, sera lancée la diffusion du programme partagé du Front de gauche, intitulé l’Humain d’abord. Enfin, le PCF s’adresse « à toutes celles et ceux qui le souhaitent » pour « organiser dans toute la France des marches contre les politiques d’austérité ». Pour le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, il s’agit ainsi de « renforcer la mobilisation sociale en lui donnant des espaces politiques pour s’exprimer » et de « déverrouiller le débat à gauche ». Le député communiste André Chassaigne soulignant, au cours de la discussion, la nécessité d’un « déploiement offensif de l’outil irremplaçable qu’est le PCF » pour « réussir l’ancrage populaire et la dynamique politique du Front de gauche ».
« Se déchaîner » pour la Fête
« Toutes les conditions sont réunies pour réussir une très grande Fête de l’Humanité », a estimé le secrétaire national du PCF, ce week-end, prévoyant une « fête très politique » où « l’attente de débat sur la crise et l’alternative à gauche est très forte ». « Ce sera la première grande étape dans l’appropriation populaire de la dynamique du Front de gauche avec le lancement et la mise en débat du programme partagé », précise Pierre Laurent. Raison de plus, pour lui, pour appeler les communistes à « se déchaîner dans les quinze jours qui nous restent pour élever la barre très haut dans la diffusion de la vignette » d’entrée à la Fête.
FÊTE DE L'HUMANITÉ. Jeudi, se tenait le dernier rendez-vous national de la vignette sur le chantier de la Fête de l’Humanité, l’occasion de faire le point sur la campagne militante.
Ils commencent à sortir de terre. À quinze jours de la Fête de l’Humanité, les stands s’élèvent peu à peu au milieu du parc de La Courneuve quand, à peine échappés d’un été meurtrier où la crise du capitalisme a connu de nouveaux rebondissements, les premiers vents de l’automne amènent l’austérité. Dans ce contexte, l’idée de placer « l’humain » au cœur de la Fête pourrait paraître décalée… Et pourtant, du Caire à Madrid en passant par Athènes, c’est bien cette voix qui a résonné sur toutes les places du monde. Si, partout, s’expriment de nouvelles exigences démocratiques, la Fête s’en fera le réceptacle et vibrera en solidarité à tous ces mouvements d’émancipation, « alors que pointent, après la Libye, de nouvelles menaces de guerre comme celles exercées sur l’Iran par Sarkozy », soulève Pierre Laurent, le secrétaire national du PCF.
35000 vignettes d'entrée à la Fête ont été diffusées dans l'ensemble de la France
Sur le chantier de la Fête de l’Humanité, se tenait ainsi le dernier rendez-vous national de la vignette qui a permis de faire le point sur la campagne militante mais également de préciser les lignes directrices de ce grand rendez-vous populaire. Selon le dirigeant national Éric Corbeaux, 12000 vignettes supplémentaires par rapport à la semaine dernière ont été diffusées sur l’ensemble du territoire, pour un total de 35 000, soit 5 000 de plus que l’an dernier à la même période. « Cela témoigne d’une mobilisation sans relâche. Nombre de fédérations ont pris une sérieuse avance par rapport à l’an dernier », précise Éric Corbeaux, à un moment où l’Humanité a plus que jamais besoin de ce bol d’air financier. Dès la semaine prochaine, la vente de la vignette sera menée conjointement avec la campagne du PCF contre la vie chère. Avec la pétition, seront ainsi proposées les vignettes à l’entrée des écoles et des grandes surfaces jusqu’à l’ouverture de la Fête. « Ces jours-là seront décisifs », martèle Éric Corbeaux. Également une manière de lier la Fête aux préoccupations quotidiennes puisque des solutions à la crise seront discutées dans les débats. Représentants politiques de premier plan débattront ainsi directement avec syndicalistes et citoyens de la manière de dégager de nouveaux moyens financiers pour la croissance et l’emploi.
À quelques mois des échéances présidentielle et législatives, Pierre Laurent souligne la nécessité de « lever une riposte d’ampleur » à l’austérité programmée par le gouvernement mais également de « porter des solutions afin de mettre le débat à gauche à la hauteur de la situation et de sortir du concours pour savoir qui est le meilleur gestionnaire de la crise ». Enfin, la Fête sera un « grand moment d’appropriation populaire du programme du Front de gauche puisque des dizaines de milliers de gens pourront en disposer. C’est une étape significative, un rendez-vous clé pour franchir une nouvelle étape contre la droite dans la construction d’alternatives ». Enfin, puisque la Fête est également un rendez-vous festif, Joan Baez, Souad Massi, Bernard Lavilliers, Yannick Noah ou HK et les Saltimbanks se croiseront sur toutes les scènes qui l’émaillent. Et donneront leur interprétation et leur propre version de l’émancipation.
Le gouvernement a annoncé le 24 août des mesures censées réduire « le déficit de la France ». Les organisations syndicales CGT, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires en dénoncent le caractère injuste et inéquitable. La facture est principalement supportée par les salariés et les consommateurs. Le gouvernement ne remet pas en cause les niches fiscales dont on sait qu’elles n’ont aucune efficacité économique et sociale. La contribution des plus hauts revenus reste symbolique et n’est pas de nature à réduire les inégalités.
Pour relancer la croissance, en respectant les impératifs de développement durable, réduire les inégalités et maîtriser les déficits, une politique visant une autre répartition des richesses et favorisant le développement économique et social est incontournable.
Cela suppose des réformes structurelles importantes comme une réforme globale de la fiscalité intégrant une plus grande progressivité, une politique industrielle coordonnée au niveau européen, des services publics de qualité.
Cela appelle aussi des mesures urgentes :
• Abandonner la taxation des complémentaires santé ; supprimer les exonérations et la défiscalisation des heures supplémentaires ; conditionner toute aide publique à son efficacité sociale et économique, aux politiques sociales dans les entreprises.
• Mettre en œuvre la taxe sur les transactions financières.
• Faire de l’emploi, en particulier celui des jeunes, une priorité. Stopper les suppressions d’emplois dans la Fonction publique.
• Soutenir le pouvoir d’achat notamment des plus bas revenus et réouvrir les négociations salariales dans les entreprises et la Fonction publique pour réduire les inégalités notamment entre les femmes et les hommes.
Les organisations syndicales estiment indispensable l’intervention des salariés pour peser sur le gouvernement, le patronat, les débats parlementaires en cours et à venir.
Elles décident d’une journée nationale d’action interprofessionnelle le mardi 11 octobre 2011. Partout, le débat sur le contexte, les enjeux et les modalités (manifestations, rassemblements, arrêts de travail, etc.) est nécessaire pour construire cette journée. Les organisations se retrouveront le 15 septembre 2011.
Montreuil, le 1er septembre 2011
Communiqué CGT, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires
Pour compenser les4800 nouvelles suppressions de poste en collège et lycée cette année et les prochaines coupes claires que prévoit Nicolas Sarkozy s'il gagne la Présidentielle de 2012, Luc Chatel a bien une idée en tête: toucher au temps de travail des enseignants du second degré. Il l'a dit lui-même lors d'un point presse ce jeudi: "Réfléchir aux missions ne me paraît pas un sujet tabou".
Dans le langage administratif de l'Education nationale, cette notion de "missions" recouvre les obligations horaires définies par un décret de 1950. Dans le secondaire (collèges et lycées), selon ce décret de 1950, la mission du professeur est d'assurer 15 heures de cours hebdomadaires s'il est agrégé et 18 heures s'il ne l'est pas, sans compter les heures de préparation des cours.
Augmenter ces heures, donc la charge de travail de chaque professeur, permettrait aisément de masquer les suppressions de postes. D'ailleurs, Nicolas Sarkozy ne cache pas qu'il souhaiterait que le décret de 1950 soit réformé pour inclure par exemple, outre les heures de cours proprement dites, de la présence dans les établissements, du soutien ou de la concertation pédagogique.
Mais pour 2012, Luc Chatel et son patron à l'Elysée voient encore plus loin. Le ministre de l'Education a ainsi expliqué: "Je ne vous ai pas annoncé que je lançais la réforme du statut des enseignants. Le moment venu, il y aura un débat", en référence à la campagne pour l'élection présidentielle de 2012. Toucher au statut reviendrait à remettre en cause le temps de travail, mais aussi le mode de recrutement national par concours (professeurs des écoles, Capes, agrégation, ... ) qui fait des enseignants des fonctionnaires. Des enseignants plus fonctionnaires: voilà bien le rêve très libéral auquel rêvent Sarkozy et compagnie depuis bien longtemps.
48.365 postes ont été supprimés dans le second degré public depuis 2003, dont 33.242 depuis 2007.
| Février 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||||||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | ||||
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | ||||
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | ||||
| 27 | 28 | 29 | ||||||||
|
||||||||||